Il a suffi que le président Mohamed Ould Abdel Aziz déclare, début janvier, à Chinguitt, à l’occasion de la cinquième édition du Festival des villes anciennes, que le pouvoir est prêt à dialoguer avec l’opposition, pour que le gouvernement et la majorité qui le soutiennent engagent, à nouveau, les (d)ébats politiques.
Des têtes vont tomber, c’est sûr, après ce qui vient de se passer à la prison centrale de Nouakchott. Une mutinerie de prisonniers salafistes qui s’est soldée par la prise en otage de deux éléments de la garde nationale ! Mais surtout la « honte » pour un pouvoir qui a plié aux exigences, quoique justes, de djihadistes entrés en rébellion pour exiger la sortie de prison de quatre des leurs qui ont purgé leur peine.