Bloguer c’est aussi…blaguer

Article : Bloguer c’est aussi…blaguer
22 novembre 2012

Bloguer c’est aussi…blaguer

Votre serviteur

Si je n’écris pas, je lis. C’est aussi simple que ça. Et depuis que vous m’avez accepté dans cette communauté de Mondoblog (« monde aux blogs », ainsi je vois cet univers qui me plonge, chaque jour, dans des réalités différentes), je lis plus que je n’écris. Je parcoure chaque jour ce que j’appelle « les nouveautés ». Les billets postés après celui que j’ai moi-même « pondu » après une à deux heures d’intenses efforts. Et même quand j’accomplis, au cours de la journée, la corvée  « journulistique » (une analyse politique et une chronique pour L’Authentique, je garde toujours l’œil sur la Une de Mondoblog. Un œil intéressé parce que la « revue » quotidienne – et personnelle – me permet de faire le point, d’établir un parallèle entre les écrits des différents blogueurs de la plateforme. De les évaluer, de les peser et soupeser les uns en fonction des autres. Et sans vouloir faire de jaloux, j’avoue que j’ai déjà mes préférés. Salma, Aphtal, Kpelly, Stéphane Huët, Florian Ngimbis, Serge Katembera. J’en cite six, il y en a au moins trente. A lire les écrits de ces grands messieurs et dames, je découvre de nouveaux mondes, des écritures différentes, mais un amour commun. Une passion même. Celle de la langue française mise au service de cultures africaines différentes. Au service de la francophonie plus largement.

Ça c’est l’envers de la découverte de mon « nouveau monde ». Celui qui me permet de me balader, tout en restant chez moi, entre le Cameroun, le Togo, la Cote d’Ivoire, le Sénégal, la Guinée, de m’envoler pour le Brésil ou l’Ukraine, passant par l’Ile Maurice ou Madagascar, avant de revenir en RDC, Centrafrique ou Benin.

En lisant les textes de ces gaillards, en prenant ma dose quotidienne du « monde aux blogs », je me dis des fois : « Sneiba arrête, tu n’as aucune chance de passer ». Ces gens là sont rudement mieux outillés que toi. Retourne à tes chroniques pour lecteurs désœuvrés, oublie cette envie de plus en plus grande de « croiser la plume » avec de tels champions de la langue de Molière.

Et puis, il y a aussi l’endroit. Ces textes – nombreux – que je lis avec l’œil du prof de français que j’étais. Oui, j’ai quitté ce sacerdoce pour devenir « journuliste ». Et j’avoue que, revenant instinctivement à mes vielles amours, j’ai envie de sortir ces textes de ma machine, de les corriger, de les « policer », en accordant un adjectif, en retournant une phrase, en charcutant un paragraphe. Sans autorisation aucune de leurs auteurs, qui sans doute sont effarés, eux aussi, par les aberrations qu’ils rencontrent dans mes…innommables « bille-yé ». Et puis, je me pose la question « pourquoi » ? On est 150 non ? Chacun avec ses nombreux défauts et ses quelques qualités. Ce sont ces dernières qui permettront de faire la différence. A « tirer » les heureux  30 élus  de cette communauté de Mondoblogueurs que nous sommes. Et je me dis que, finalement, s’il n’y avait pas les autres, je n’aurais qu’à aller me rhabiller face à  Salma, Aphtal, Kpelly, Stéphane Huët, Florian Ngimbis, Serge Katembera…et le reste de la liste des trente futurs mousquetaires. Je rêve, donc je continue.

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