Sid’Ahmed Ould Bouh, coordinateur départemental de la campagne de l’UPR à Rosso : « L’après 2019 sera marqué par la poursuite des chantiers structurants ayant permis aux mauritaniens de rompre avec le cercle vicieux de la misère et du désespoir »

Les présentes élections générales en Mauritanie (législatives, communales, régionales, le 1er septembre, présidentielle en 2019) ont pour enjeu essentiel l’économie. Le pouvoir justifie son maintien, après 2019, avec ou sans l’actuel président, Mohamed Ould Abdel Aziz, par la nécessité de « poursuivre les réalisations accomplies, à grande échelle, depuis 2009). L’opposition – ou plutôt les oppositions – fait de l’alternance démocratique son mot d’ordre.

Sid’Ahmed BOUH, coordinateur de la campagne de l’UPR à Rosso.

Alors, pour comprendre les positions des uns et des autres, nous avons décidé de confronter arguments et contre-arguments, en commençant par le camp du pouvoir, plus particulièrement, de l’Union pour la République (UPR). Nous vous livrons, dans les lignes qui suivent, l’avis du coordinateur de la campagne de la formation au pouvoir pour le département de Rosso, M. Sid’Ahmed Ould Bouh.

 

Question : L’opposition profite de la campagne pour tirer à boulets rouges sur le pouvoir, en déstructurant notamment  ses thèses sur le « développement sans précédent depuis 2009 ». Que lui réponde-vous ?

 

Le discours politique de l’opposition n’a pas évolué. On croit entendre les mêmes mots, les mêmes allégations que celles déversées contre le pouvoir il y a dix ans.

Sa stratégie de nier en bloc les grandes réalisations du pouvoir depuis 2009 lui a coûté un désaveu par l’opinion publique. C’est une évidence. En Mauritanie, comme à l’étranger, la réalité est connue. L’adhésion à nos choix économiques par les populations, qui nous soutiennent depuis 2009, et par nos partenaires techniques et financiers dont l’aide n’a jamais tari parce qu’ils croient en nous.

Il eut été plus honnête  de la part de l’opposition de ne pas chercher à occulter la vérité sur les chantiers lancés tous azimuts au cours de deux mandats du Président Aziz. Nous sommes en démocratie, l’opposition peut dire ce qu’elle veut mais les données économiques parlent d’elles-mêmes :

 

  • Un doublement du PIB par habitant sur la dernière décennie ;
  • Une baisse de 12 points en 6 ans de l’indice de pauvreté qui est passé de 44,5% à 33% entre 2008 et 2014, contre une baisse de 9,8 points en 12 ans entre 1996 et 2008.
  • Un vaste programme d’investissement dans les secteurs sociaux ;
  • La maitrise de l’inflation, premier ennemi du pouvoir d’achat, donc des pauvres ;
  • la baisse du chômage dont le taux est passé de 18,8% en 2008 à 11,8% en 2017.
  • Le linéaire construit des routes bitumées sur la période 2009-2017 est de 3300 km, contre 3163 km sur la période 1960-2009, soit une augmentation de 104 % ;
  • le taux d’accès à l’eau potable est passé de 48% en 2009 à environ 70% en 2017.

Alors ? Ces arguments, ces preuves chiffrées suffisent à elles seules comme réponse aux « croyances » d’une opposition focalisée, apparemment, sur le pouvoir comme fin et non comme moyen au service des citoyens.

 

Question : Le président de la République lie le sort du pays au maintien de l’actuel pouvoir. En quoi la continuité, après dix ans tout de même, est-elle une nécessité ?

 

Je dirai que là aussi, c’est une évidence ou, pour ne pas choquer les « opposants », une présomption qui s’appuie sur l’existant, ce qui a déjà été fait, pas sur ce que le camp adverse compte faire.

Jusqu’en 2009, les mauritaniens ont vu défiler plusieurs régimes. On ne s’étalera pas sur cette période qui montre pourtant l’existence d’un profond malaise. Mais il est clair que de tous ces régimes, celui du Président Aziz est le seul à avoir eu le courage et la clairvoyance de s’attaquer aux problèmes structurels du pays (pauvreté, mauvaise gouvernance, chômage, vulnérabilité aux chocs exogènes). Et c’est l’espoir né de cette nouvelle approche de gestion de la chose publique qui fait que les mauritaniens expriment haut et fort leur attachement à ce régime.

 

Question : Pensez-vous, contrairement à l’opposition, que le gouvernement a fait ce qu’il peut (en termes de volume et de qualité des projets), proportionnellement aux ressources engrangées durant les années fastes (2012 – 2014) de la SNIM ?

 

Absolument. Et je dois préciser ici que plus de 300 projets ont été exécutés depuis 2009.

C’est grâce à la manne tirée de la bonne tenue du secteur minier (2010-2013) que la SNIM a pu obtenir des performances remarquables. Comme : (i) élargir sa capacité de production  sur ses ressources propres, (ii) réaliser une part importante de son programme de développement ; (iii)  contribuer efficacement au financement du budget de l’Etat et (iv) exécuter des projets au bénéfice des populations dans le couloir minier et au-delà (Hôpital polyvalent de Nouadhibou, etc.). Malgré la conjoncture actuelle, la SNIM maintient le cap, avec l’ambition d’intégrer le top 5 des producteurs mondiaux de fer à l’horizon 2025.

 

Question : Revenons à la politique. Pensez-vous que l’UPR récoltera les voix de ses 1.100.000 adhérents réclamés lors de sa dernière réimplantation ?

 

Nous avons mené une belle campagne. Les mauritaniens sont très intelligents et nous sommes persuadés qu’ils vont opter pour notre projet de société.

 

Question : Est-ce que vous pouvez vous prononcer sur l’après 2019 ? Autrement : A quels changements notoires faudrait-il s’attendre ?

 

L’après 2019 sera marqué par la poursuite des chantiers structurants ayant permis aux mauritaniens de rompre avec le cercle vicieux de la misère et du désespoir.

 

Propos recueilli par : SNEIBA Mohamed

 

 

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