La France « soumise »

Statue de la liberté en pleurs (Photo google)

Les législatives françaises ont confirmé qu’il y a bien un phénomène « en marche ». Un phénomène Emmanuel Macron. Le parti LREM (la république en marche), dernier venu sur la scène politique française réalise une véritable OPA sur l’Assemblée nationale avec plus de 400 députés, selon les premières estimations du premier tour des législatives. Une vague déferlante qui renforce l’échec des partis traditionnels de gauche et de droite. C’est aussi l’antithèse « idéologique » qui s’oppose à la « France insoumise » de Jean-Luc Mélanchon, la gauche radicale qui cherchait à jouer le même sale tour aux deux grandes formations qui « occupaient » le terrain sous la Cinquième République.
Emmanuel Macron, le jeune président d’à peine 40 ans, aura donc les coudées franches pour mettre en œuvre le programme qu’il avait déroulé durant la campagne présidentielle de mai dernier. Tout échec possible durant le quinquennat qui s’annonce sera donc imputable à la majorité qui l’a intronisé comme nouveau Roi de France. Face à une opposition sans envergure, Macron et son équipe gouvernementale auront à rendre compte à cette « France soumise » qui a choisi de tester son modèle politique de ni gauche ni droite.
A l’épreuve, les idées se fanent souvent. Macron devra se battre sur plusieurs plans pour ne pas décevoir. Très engagé pour une Europe forte, et décidé à ne rien lâcher sur le Brexit, il aura fort à faire pour que la France retrouve le chemin de la sérénité après tant de bouleversements politiques. La voie est dégagée mais le voyage ne fait que commencer. Attendons voir.
Si le renouvellement politique que le président français prône depuis son « désengagement » du gouvernement sous François Hollande, a des vertus ou s’il s’agit, comme tout phénomène, d’une mode passagère.
Si l’économiste qu’il est a la solution miracle pour faire revenir la croissance et lutter contre le chômage qui a eu raison de son prédécesseur.
Si le « macronisme » est assimilable à une « monarchie » républicaine.
Si, comme le disent les perdants (PS, LR, le FN, la France insoumise », « trop de pouvoir » tue la démocratie.
Attendons voir, j’ai dit. Si, dans les faits, « trop de pouvoir tue le pouvoir ».