Barry Copa-Ghana : 9-8

Boubacar Barry Copa, gardien des Eléphants (Photo: Google)
Boubacar Barry Copa, gardien des Eléphants (Photo: Google)

La finale de la CAN 2015 a tenu toutes ses promesses dont la plus importante est celle de ne livrer le nom de l’heureux vainqueur qu’à l’issue de la dramatique séance de tirs au but. Chapeau donc aux chroniqueurs et commentateurs qui n’avaient pas voulu se hasarder à donner des pronostics. A la veille de cette finale de rêve, le seul commentaire sur j’ai osé était de dire que mon cœur balançait entre ces deux grandes nations du football. J’ai même ajouté : et que le meilleur gagne! Sans penser un seul instant que le gardien ivoirien Barry Boubacar Copa, qui n’avait joué aucun match avant cette finale tant attendue, allait être le héros du jour. Deux tirs arrêtés, dont le premier était synonyme d’espoir, et un autre qui était  celui de la délivrance. De la revanche sur le sort pour ce gardien dont un commentateur de France 24 a dit qu’il symbolisait le lien entre deux générations: celle qui avait raté les dernières CAN, de 2006 à 2013, et celle qui vient de donner à la Côte d’Ivoire son deuxième sacre après celui de 1992. Le Ghana qui avait sans doute l’équipe la plus complète et la plus solide de cette CAN 2015, a été terrassé par un éléphant blessé. Un gardien que le destin a aidé : l’absence du gardien titulaire des Éléphants lui a donné l’occasion de monter, en allant puiser dans des ressources cachées, qu’il n’avait pas encore perdu la main.